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20 L’Association de la prévention du crime du N-B Inc LES EFFETS DE LA VIOLENCE FAMILIALE SUR LES ENFANTS (suite) plus répandue de violence psychologique envers les enfants. Dernier fait important concernant le mauvais traitement des enfants : les enfants se trompent et mentent rarement à ce sujet. L’INCIDENCE DE LA VIOLENCE FAMILIALE SUR LES ENFANTS Les enfants qui vivent des situations de violence familiale peuvent encourir des dommages corporels immédiats et permanents et même être tués. Ils peuvent aussi connaître des problèmes émotionnels, comportementaux ainsi que des problèmes de développement à court et à long termes, notamment une névrose post-traumatique. Dans 6 cas de violence physique ou sexuelle sur 10, les victimes ont de très gros problèmes de comportement, des relations perturbées avec leurs camarades, souffrent d’un retard de dépression et d’angoisse, sont violentes envers les autres, souffrent d’un retard de développement, leur fréquentation scolaire n’est pas assidue et leur comportement sexuel est inapproprié. Il est maintenant connu que le fait d’être témoin de violence familiale est aussi nocif que de l’avoir vécue directement. Souvent, les parents croient avoir protégé leurs enfants contre la violence conjugale, mais les recherches montrent que les enfants voient ou entendent de 40 % à 80 % de cette violence. Les enfants qui sont témoins de violence familiale souffrent des mêmes conséquences que ceux qui ont été directement victimes de violence. En d’autres termes, un enfant qui est témoin de violence conjugale vit une forme de mauvais traitement des enfants. SIGNES DEVIOLENCE ENVERS LES ENFANTS ET DE VIOLENCE FAMILIALE Les effets du mauvais traitement des enfants et de la violence familiale se manifestent de bien des façons.Voici quelques-uns des signes de mauvais traitements, surtout lorsqu’ils se manifestent ensemble ou qu’ils représentent un changement de comportement : • blâme de soi, sentiments de culpabilité et de honte, attitude très dépendante, timidité extrême, cauchemars intenses à répétition, solitude, excès de tristesse prolongée, retrait social, trouble d’angoisse de séparation, crainte des étrangers, crainte des personnes qui sont du même sexe que l’agresseur, appréhension générale, anxiété et phobies; • sentiment de ne pas avoir le contrôle, pensées non désirées, sentiments de stigmatisation, attachement angoissé aux parents

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