417 www.on.legion.ca ONTARIO COMMAND Deux minutes, je vous prie Le 11 novembre, c’est quoi ce jour? Oui, on dit que c’est le jour du Souvenir. Mais, se souvenir de quoi? Le plus loin que les années s’éloignent des guerres mondiales, on semble oublier les sacrifices des nos ancêtres, car tout est plus facile de nos jours. Est-ce important pour les jeunes d’aujourd’hui de reconnaitre les contributions des vétérans de 78 ans passés? Il est absolument important qu’on reconnaisse les sacrifices de plus de 1,75 million de vétérans canadiens dans les périodes noires de l’humanité en reconnaissant leur sacrifice familial, leurs dommages mentaux qui les affectent encore à ce jour et les vétérans non reconnus ou discriminés. En premier lieu, plusieurs soldats ont dû partir de leurs familles. Cela n’est pas facile de n’importe quelle façon. Comment une personne peut se préparer si son père, son époux ou son fils est envoyé à l’autre bout du monde pour défendre son pays? Le sentiment doit être pénible. On peut penser que les vétérans sont forts, mais ces hommes pleuraient. Mon arrière-grand-père Arnold Forbes était un vétéran de la 2e guerre mondiale. J’ai appris qu’il était trop jeune pour s’enrôler, il avait donc menti à propos son âge. Il a été envoyé à l’infame jour J sans même savoir nager, ce qui lui a presque couté la vie, car il s’est fait jeter du bateau. Je peux juste m’imaginer avoir été à sa place : la peur, la peine et ma famille. Autant que quitter sa famille est difficile, rien n’a préparer les combattants aux atrocités de la guerre, surtout les effets sur la santé mentale qui durent toute la vie. En deuxième lieu, certains soldats sont revenus avec des blessures physiques, tandis que d’autres sont revenus avec des blessures moins visibles. Les images terribles vues en temps de guerre restent brûlés sur les yeux de tout ceux qui les ont vues. Les vétérans pourraient nous en raconter des histoires tragiques. Tant d’images restent dans leur tête. J’avais connu un enseignant plusieurs années passées qui nous partageait les histoires que son père lui contait. Ils nous avaient dit que son père avait connu un homme pendant la guerre. Ce gars n’était pas vieux. Ils étaient en tranchée, et ils étaient sous feux extrêmes. Il voulait voir ce qui se passait, mais aussitôt qu’il a monté la tête, il l’a perdu. La guerre est un temps des plus profondes noirceurs, de scènes douloureuses et de cris sanglants qui peuvent rester dans la mémoire pour toujours. Les pensées peuvent être jouées de façon répétitive dans la tête comme une cassette cassée. Autant que la guerre a impacté la santé mentale des soldats, la discrimination entre race n’a certainement pas aidé. En troisième lieu, partout autour de l’Île de la Tortue, on a parlé des héros de la guerre, mais de mes 16 ans sur cette terre, je n’ai qu’entendu au sujet des héros blancs. Desmond Doss, Oskar Schindler et plusieurs autres, oui, leurs actions ont sauvé des vies. En effet, ils ont sauvé des milliers de vies, mais j’ai fait une recherche de 24 héros de la Deuxième Guerre, et les 24 étaient seulement des personnes blanches. En effet, je n’ai pas appris au sujet des parleurs de codes et comment instrumentaux ils étaient en temps de guerre, avant cette année. Ce n’est pas un nouveau phénomène. Tout le monde sait que le racisme existe, mais pas tout le monde connaît l’extension de comment la société a effacé plusieurs bienfaits à cause de leur culture ou la couleur de leur peau. Par exemple, Francis Pegahmagabow de l’Ontario était le tireur d’élite le plus redouté et décoré de la 1re guerre mondiale, mais quand il est revenu au Canada, il était encore refusé des droits. J’ai entendu que si un homme autochtone s’inscrivait à la guerre, il était placé premier en ligne comme bouclier humain. De plus, à leur retour ils perdaient leur statut et ils ont été forcés hors de leur communauté avec la promesse d’une terre… une autre promesse vide du gouvernement. Bref, si on souligne l’importance du jour du Souvenir, on doit vraiment penser à tous les individus qui ont fait des sacrifices pour nous, incluant les Autochtones. Pour conclure, les sacrifices familiaux, les dommages mentaux et les vétérans non reconnus ou discriminés sont tous extrêmement importants à souligner pour la jeunesse d’aujourd’hui. Pour que les jeunes comprennent pourquoi ils vivent en paix, ils doivent vraiment connaître toute l’histoire. Le mot merci n’est qu’un simple mot s’il ne vient pas du cœur. Alors, est-il important pour la jeunesse de reconnaitre les contributions des vétérans? Absolument! Pensez-y! S’ils ne s’étaient pas battus si bravement, aurions-nous le même pays aujourd’hui? C’est sûr que non! Alors moi, je suis très reconnaissant de ces héros.
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